Jean-Paul Gavard-Perret

Zoer

Zoer

Quand la ville dort.

Aux images Zoer préfère les mots car les seconds se rapprochent du cri (que leur graphisme revigore). Fidèle à l’esthétique street-art, le lillois aime que les lettres puissent aussi être vues sans être lues dans leurs lignes et volumes par où tout commence. D’où son invention d’éléments optiques denses qui interrogent et apostrophent. La concentration …

Tom de Pékin

Tom de Pékin

Tensions sur les haussières.

L’empire nippon se distingue (entre autres) par ses sumos et leur sexualité. Le pays n’est pas le seul à se sacrifier à de tels rites. En temps de guerre le monde se choisit de nouveaux guerriers: les sportifs. Leur univers revendique ou affiche une prétendue virilité: elle fait bien rire Tom de Pékin qui sait ce …

Emile Barret

Emile Barret

Dans la fusion des mondes au goût roux.

Ancien élève de l’ECAL, Emile Barret flirte avec les formes mais ne les épouse jamais. Il propose une œuvre protéiforme aussi macabre que drôle. Le kitsch y fait merveille: parfois il est poétique et enfantin. Parfois radicalement gore. C’est un ravissement pour l’esprit et pour l’œil pour peu que le premier ne soit pas bégueule …

Antonio Santin

Antonio Santin

Sens dessus dessous.

Par ses peintures Antonio Santin joue de différents leurres afin de créer le doute. La femme y joue les belles endormies proches d’une mort que l’on suppose (et espère) plus petite que grande. Le tout dans un luxe de parures qui éventuellement peut cacher une supposée luxure. Mais il arrive que la figuration soit glissée (stricto …

Eric Pedersen

Eric Pedersen

Les nudités ambiguës.

La transgression et la subversion sont des concepts qui peuvent paraître désormais inopérants. Même si tout est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît dans une période de froidure et de repli moral. Au moment où la contamination morale joue plus que jamais Eric Pedersen prouve qu’un « monstre » rode toujours au sein de la nudité …

Philippe Crocq

Philippe Crocq

Les parts d’ombre.

L’œuvre de Philippe Crocq débute à l’époque où il était presque mort. Cela est important car si l’on veut ramener ce travail au mouvement qui en rend saisissable toutes les ambiguïtés, c’est au cœur  de cette situation qu’il se situe. La peinture commence avec la fin qu’elle permet de comprendre. À commencer par l’évidence du corps …

Dan Voinea

Dan Voinea

Vertiges de l'amour.

Dans l’œuvre du jeune peinte roumain Dan Voinea s’émettent la volonté d’un achèvement impossible et la puissance de contrecarrer la disparition d’une existence profonde. Cette approche générée par une peinture au réalisme fantastique, au lyrisme certain mais expressionniste et théâtral, cultive un baroque particulier. Toute une germination prolifère là où un simple fauteuil de cinéma ou …

Philippe Gerlach

Philippe Gerlach

Middle Europa’s Delirium.

Souvent la photographie est devenue une vieille dame outrageusement maquillée, au sourire un peu trop victorieux, figé et vaniteux. Rien de tout cela chez le photographe autrichien Philippe Gerlach: il délaisse le plus souvent les atours chatoyants pour cajoler les corps usés au sein d’un chaos et d’un bruit insupportable qu’il organise à coups de mises …

Jo Schwab

Jo Schwab

L'« absolu » de la nudité.

Avec Jo Schwab l’érotisme est sensé perdre de sa solidité, le dehors et le dedans deviennent des notions qui ne fonctionnent plus tant il y aurait des altérations moins de surface que d’intentions. Le corps perd de sa substance, de sa solidité, l’idéalisme y gagne même si la force d’apparat du corps reste patente. Bref la photo …

Rinus Van de Velde

Rinus Van de Velde

Au miroir des ressemblances ou la peinture du genre.

L’avancée picturale de Rinus Van de Velde est celle d’une exigence que pourrait synthétiser la phrase d’Hunter S. Thompson: « Qu’arrivera-t-il quand ayant tiré de mon corps ce que mon corps avait pu dire, sur cette vie, tout au long de cette vie, il n’y aura plus à en écrire que la mort ou le silence? ». …

Justin Mortimer

Justin Mortimer

La noirceur des limbes.

« Jamais plus de dentelles – elle est vêtue de nue, de mots brisés de corps. Noire sœur puisque aucun nom ne reste et que l’être est né d’une perte ». René Quinon L’aube éteinte s’avance sur le monde de Justin Mortimer. Il n’y a plus d’attente sinon du déjà su et depuis toujours accompli. Et qui ne sera …

Brett Amory

Brett Amory

Effacements.

Brett Amory ne cesse « d’encendrer » le réel: d’’où  la création d’images particulières. Elles ne peuvent créer une vision qui n’est plus possibilité de voir, mais impossibilité de ne pas voir dans le suicide des contours précis pour ce qui les contrarie. La clarté diffuse ne revient pas à éprouver un regard sur soi mais un …