Dino Valls

Dino Valls

Ces corps qui se contorsionnent, ces visages qui nous dévisagent.

Dino Valls peint des regards tristes et bleus qui fixent le spectateur avec l’intensité de l’impuissance. Ces regards au bord des larmes, presque christiques, portent la douleur mais aussi le silence. Une atmosphère un peu embarrassée semble flotter : comment appréhender les corps dénudés de ces jeunes femmes aux lisières de l’adolescence, marquées par des contraintes…

Till Rabus

Till Rabus

Fragments de désir et d’éros.

Les peintures de Till Rabus permettent de ne pas achever encore l’action de penser et surtout de désir. Le fragment permet de recommencer ce qui vient de finir. Le corps éclaté fait la belle à la peur, et de la belle une peur. Mais par tronçons la femme reste préhensible à nos serments menteurs et nos…

Olivier Larivière

Olivier Larivière

Peinture en terre inconnue.

Un entretien Boum! Bang! Dans ses peintures, Olivier Larivière aime nous perdre. Il nous invite à suivre des personnages mystérieux ou nous confronte à des scènes à la fois familières et mystérieuses. Énigme après énigme, ses toiles dessinent ce qui pourrait être une histoire, mais là n’est pas son seul plaisir car avant tout, cet…

Timothy Wilson

Timothy Wilson

Chercher le visage.

« J’aime voir la corrosion détériorer peu a peu ce qui a été d’abord méticuleusement peint ». Timothy Wilson très influencé par l’histoire de l’art aime à n’en pas douter la peinture baroque et ses détails. C’est une double dynamique qui agit à la vue de cette série: se dégage au premier coup d’oeil l’impression d’observer l’étude…

Peter Buechler

Peter Buechler

L’identité clandestine.

Peter Buechler nous apprend à corriger l’idée de l’identité par ses traitements du portrait. Il se mesure par exemple à la complexité d’une lumière blanche fomentée par le spray ou le glissement. Mis en sommeil le visage libère ses renaissances car le seul devoir de sa réalité est soudain d’être rêvé. Sa mémoire se perd…

Jason Umfress

Jason Umfress

La peinture kaléidoscopique.

Jason Umfress explore la puissance des couleurs par la puissance du geste dans les tableaux abyssaux. Il revient à un langage subtil où l’impressionnisme passe par une forme d’abstraction. La simplicité d’apparence reste des plus complexes. Les abysses explorés par l’artiste s’en trouvent renforcés. La fascination surgit à travers ce qui soudain s’opacifie, se « matifie » ou à l’inverse…

Giulia Andreani

Giulia Andreani

La peinture post-historique.

La peinture de Giulia Andreani ressemble à s’y méprendre à une peinture d’histoire. Mais la mémoire photographique d’où tout part est détournée de son contexte en des frontières monochromes bleues ou rosées. En surgissent des émergences fantomatiques, des résurgences de cérémonies officielles, des scènes cinématographiques terriblement lourdes d’ambiguïtés politiques mais aussi d’autres plus sexy ou mythiques.…

Hope Gangloff

Hope Gangloff

Géographie de l'Éros ou de son agonie.

Il faut se méfier du double jeu que propose Hope Gangloff: double jeu de l’image et du réel, de la figuration et de son abrasion, du dehors et du dedans en diverses scènes intimes. Le tout conduisant à une quintessence et une condensation particulières. L’artiste prolonge le réalisme de scènes vaguement érotiques, il les confronte…

Rocco Normanno

Rocco Normanno

L'amour et ses limbes.

Qu’est ce qu’une image ouvre? Que devient entre autres le mot créer quand la nudité du corps l’ouvre, c’est-à-dire l’agrandit, le blesse et le renverse? En quel sens l’« image» peut-elle être mise à nu? Ce sont là les questions posées par Rocco Normanno dont les images par effet de réalisme créent une sidération absolue. Elles…

Alexander Tinei

Alexander Tinei

En avoir ou pas: dans l’anorexie du monde occidental

Pour le moldave Alexander Tinei la peinture est le geste salvateur d’un homme qui s’étonne chaque matin d’être encore en vie et qui s’effraie et se réjouit à la fois de ce que le jour lui réserve. Il ne faut donc pas se tromper sur le propos et l’ambition d’une œuvre capable des plus grands effacements…

Zoer

Zoer

Quand la ville dort.

Aux images Zoer préfère les mots car les seconds se rapprochent du cri (que leur graphisme revigore). Fidèle à l’esthétique street-art, le lillois aime que les lettres puissent aussi être vues sans être lues dans leurs lignes et volumes par où tout commence. D’où son invention d’éléments optiques denses qui interrogent et apostrophent. La concentration…

Antonio Santin

Antonio Santin

Sens dessus dessous.

Par ses peintures Antonio Santin joue de différents leurres afin de créer le doute. La femme y joue les belles endormies proches d’une mort que l’on suppose (et espère) plus petite que grande. Le tout dans un luxe de parures qui éventuellement peut cacher une supposée luxure. Mais il arrive que la figuration soit glissée (stricto…

Sébastien Layral

Sébastien Layral

Layral et l’autre.

Un entretien Boum! Bang! Il y a quelque chose de fort et de dense dans chaque portrait que peint Sébastien Layral. Des traits marqués, des détails appuyant l’âge ou l’émotion, un travail de la couleur et de l’ombre qui creuse l’anatomie. Posés sur une toile souvent laissée brute, les êtres affirment leur présence et leur pesanteur…

Jérôme Delépine

Jérôme Delépine

Vision(s).

Un entretien Boum! Bang! Le cheminement de Jérôme Delépine est presque celui d’un autodidacte; il se fait hors les murs des institutions car celles-ci le refusent à cause de son handicap visuel et un dossier médical qui le suit à ses dépends. Il nous dépeint des êtres à la lumière intrinsèque comme les rayons de soleil et le…

Eric Pedersen

Eric Pedersen

Les nudités ambiguës.

La transgression et la subversion sont des concepts qui peuvent paraître désormais inopérants. Même si tout est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît dans une période de froidure et de repli moral. Au moment où la contamination morale joue plus que jamais Eric Pedersen prouve qu’un « monstre » rode toujours au sein de la nudité…

Philippe Crocq

Philippe Crocq

Les parts d’ombre.

L’œuvre de Philippe Crocq débute à l’époque où il était presque mort. Cela est important car si l’on veut ramener ce travail au mouvement qui en rend saisissable toutes les ambiguïtés, c’est au cœur  de cette situation qu’il se situe. La peinture commence avec la fin qu’elle permet de comprendre. À commencer par l’évidence du corps…

Dan Voinea

Dan Voinea

Vertiges de l'amour.

Dans l’œuvre du jeune peinte roumain Dan Voinea s’émettent la volonté d’un achèvement impossible et la puissance de contrecarrer la disparition d’une existence profonde. Cette approche générée par une peinture au réalisme fantastique, au lyrisme certain mais expressionniste et théâtral, cultive un baroque particulier. Toute une germination prolifère là où un simple fauteuil de cinéma ou…

Rinus Van de Velde

Rinus Van de Velde

Au miroir des ressemblances ou la peinture du genre.

L’avancée picturale de Rinus Van de Velde est celle d’une exigence que pourrait synthétiser la phrase d’Hunter S. Thompson: « Qu’arrivera-t-il quand ayant tiré de mon corps ce que mon corps avait pu dire, sur cette vie, tout au long de cette vie, il n’y aura plus à en écrire que la mort ou le silence? ».…

Justin Mortimer

Justin Mortimer

La noirceur des limbes.

« Jamais plus de dentelles – elle est vêtue de nue, de mots brisés de corps. Noire sœur puisque aucun nom ne reste et que l’être est né d’une perte ». René Quinon L’aube éteinte s’avance sur le monde de Justin Mortimer. Il n’y a plus d’attente sinon du déjà su et depuis toujours accompli. Et qui ne sera…

Brett Amory

Brett Amory

Effacements.

Brett Amory ne cesse « d’encendrer » le réel: d’’où  la création d’images particulières. Elles ne peuvent créer une vision qui n’est plus possibilité de voir, mais impossibilité de ne pas voir dans le suicide des contours précis pour ce qui les contrarie. La clarté diffuse ne revient pas à éprouver un regard sur soi mais un…

Antonio Lee

Antonio Lee

L’insécable coagulation.

Les êtres peints par Antonio Lee sont collés puis s’étirant l’un de l’autre nul pour pouvoir se détacher. Mais l’espoir est impossible et face à eux le regardeur ne peut inférer de leurs qualités physiques et purement visuelles. Ils ont perdu leur autonomie dans leur induction. Sans doute ne se privent-ils pas de leur substance…

Alex Kanevsky

Alex Kanevsky

Des vanités qui n’en sont pas

« À qui vient des plaines de lumières, les corps ne sont que des évidences fragiles et tronquées du grand jour » Roger Munier . Il existe du Goya autant que de l’impressionnisme chez Alex Kanevsky tant sa manière de reprendre les images des vanités si fréquentes au XVIIème retrouve des accents douloureux. Il en va ainsi…

Nicola Samorì

Nicola Samorì

Fouilles du destin.

Creusant le corps jusqu’à en offrir que des fragments, Nicola Samorì laisse toutefois poindre dans son travail une énergie paradoxale car pas forcément macabre. Perforant les reliefs il atteint une intériorité violée là où surgit une décomposition corporelle qui dans la sculpture prend le relais de ce que l’artiste produit avec la peinture. Il touche à…

Kenichi Hoshine

Kenichi Hoshine

L’être et son miroir.

L’œuvre de Kenichi Hoshine semble s’inscrire sinon à la marge de l’art du moins dans les bords de l’image voire de sa disparition. Elle apparaît en s’effaçant comme en affaiblissant les traces et les stigmates d’une nostalgie sous l’attrait d’une neutralité comme si faire resurgir le passé pouvait être dangereux. L’artiste nous convie à le…