Les peintures d’Adrien Couvrat captent le regard, attirent par les subtils jeux de mélange de couleurs. Elles donnent l’effet d’un mouvement, d’ondulations. On a comme l’impression de volume. Le spectateur est alors incité à se déplacer et à découvrir les variations de couleurs. Si on peut y voir des échos avec l’Op Art, ses œuvres font suite à ses recherches sur les écrans.

Alchimiste, cet artiste a développé un procédé pictural qui nécessite de sa part une véritable concentration. Chaque toile est une expérience, de ses premiers gestes, associations de couleurs, il prend ensuite le temps d’observer, de prendre du recul pour ensuite la poursuivre, avec la plus grande minutie. Entre vivacité du geste et méditation, il fait naître une infinité de couleurs. Celles-ci semblent à la fois être empruntées des paysages naturels ou de phénomènes optiques.

Les peintures d’Adrien Couvrat révèlent des émotions, des humeurs, des moments vécus. Les rayons de lumière suggèrent la fuite, l’espoir, une ouverture vers un ailleurs… Elles invitent à s’immerger dans des champs colorés. Au delà, elles inspirent vers l’infini. De plus, certaines, telle que « Myriades », ont une dimension sculpturale, voire, élément de décor.

Adrien Couvrat, Myriades

© Adrien Couvrat, Myriades, vue de l’installation au Musée des Arts et Métiers

Adrien Couvrat, Myriades

© Adrien Couvrat, Myriades, vue de l’installation au Musée des Arts et Métiers

Adrien Couvrat, Myriades

© Adrien Couvrat, Myriades, vue de l’installation au Musée des Arts et Métiers

L’artiste va plus loin en ouvrant sa pratique picturale vers l’installation et vers des projets qui s’inscrivent en relation avec l’architecture. Récemment, invité à la Villa Le Lac à Corseaux – Suisse, bâtiment conçu par Le Corbusier, Adrien Couvrat s’est inspiré du lieu, de ses couleurs et de ses ouvertures pour réaliser ses peintures. Celles-ci répondaient de façon subtile avec l’architecture, comme si elles avaient toujours été présentes dans ce lieu.

A l’occasion de l’exposition collective « Les paradoxes du Zenon », à la Galerie Maubert, (visible jusqu’au 28 octobre 2017), Adrien Couvrat a composé avec l’espace pour installer des toiles en relation avec des miroirs. Il accentue ainsi les jeux d’illusion et l’impression d’un au-delà du tableau, d’un champ d’autant plus ouvert. D’autres peintures invitent le spectateur à aiguiser son regard et à se laisser troubler par la lumière qu’elles diffusent.

Ainsi, ses œuvres interrogent la relation entre la peinture et la sculpture. Elles amènent à percevoir autrement l’espace… Mouvement, variation de lumière et de couleurs, elles s’offrent aux spectateurs comme des surfaces de diffusion des phénomènes optiques.

Adrien Couvrat, Les Paradoxes de Zenon

© Adrien Couvrat, Les Paradoxes de Zenon, 2017, Galerie Maubert

Adrien Couvrat, Les Paradoxes de Zenon

© Adrien Couvrat, Les Paradoxes de Zenon, 2017, Galerie Maubert

Adrien Couvrat, Les Paradoxes de Zenon

© Adrien Couvrat, Les Paradoxes de Zenon, 2017, Galerie Maubert

Adrien Couvrat, Les Paradoxes de Zenon

© Adrien Couvrat, Les Paradoxes de Zenon, 2017, Galerie Maubert

Adrien Couvrat, Les Paradoxes de Zenon

© Adrien Couvrat, Les Paradoxes de Zenon, 2017, Galerie Maubert

Adrien Couvrat, Lyre

© Adrien Couvrat, Lyre, vue de la foire, 2017, Independent Art Fair Bruxelles

Adrien Couvrat, exposition RONDE, Galerie Maubert

Adrien Couvrat, vue de l’exposition Ronde, 2016, Galerie Maubert