Depuis quelques semaines, la planète électro est en ébullition: elle n’en finit pas d’attendre la sortie du nouvel album de Rone, « Tohu Bohu », prévue le 15 octobre 2012 en France et le 5 novembre 2012 à l’international. Artiste du label InFiné, Rone est un garçon dont la joie de vivre et le plaisir de jouer explose sur scène. Et c’est sans aucun doute pour cette raison que le public le plébiscite.

Attachant, sensible, Rone ne correspond pas aux stéréotypes de la scène électro et sa musique non plus. Pointue mais accessible, rythmée mais poétique, électronique mais enrichie de prises de sons acoustiques (avec par exemple le violon de Gaspar Claus), la musique de Rone est autant aérienne qu’entrainante, elle invite autant aux rêves qu’aux déhanchements.

On lui prête souvent une ressemblance avec un petit magicien qui porte des lunettes comme les siennes, et aux vues de ces derniers lives, il semblerait que Rone dispose d’un talent certain pour ensorceler son public. Avec une tournée fleuve cet été, qui l’a mené des plages de Calvi à celles de Guétary en passant par le très boueux Dour Festival en Belgique, il semblerait que le poulain d’InFiné ait de bonnes chances de récolter, cette fois, un succès plus franc, plus large et bien mérité.

RoneRone © Photo: Timothy Saccenti
Rone Rone © Photo: Timothy Saccenti
Rone Rone © Photo: Timothy Saccenti
RoneRone © Photo: Timothy Saccenti
Rone Rone © Photo: Timothy Saccenti
Rone Rone © Photo: Timothy Saccenti

Lors de la résidence annuelle du label à la Carrière de Normandoux, Rone a joué, en exclusivité, certains de ses nouveaux morceaux et on a retrouvé cette dualité rare, celle qui nous fait osciller entre sonorités sombres et légèreté. Rone distille de la joie avec des lives qui évoluent vers des horizons qu’on ne peut pas soupçonner. Sur « Tohu Bohu » on retrouve cette dualité avec par exemple la présence du rappeur High Priest (une des voix de Anti-Pop Consortium) qui semble tout à fait cohérente alors qu’il donne clairement une couleur hip-hop au morceau. C’est probablement ici, l’influence et la force du label qui suggère souvent à ses artistes des collaborations inattendues mais enrichissantes.

Coté visuel, InFiné, qui vient de marquer les esprits avec le dernier clip des frères Spitzer, réitère ce parti pris, avec cette fois-ci, un clip signé Piskorzynski. Il utilise la technique du stop motion, offre une image épurée et colle finalement parfaitement à l’univers enchanté de Rone.

En attendant de pouvoir enfin écouter  « Tohu Bohu », voici un live enregistré à New York en avril dernier et le premier clip intitulé « Parade ». Et sinon rendez-vous à la Gaîté Lyrique le 4 octobre prochain pour découvrir son nouveau Live Module dans le cadre du Festival Factory d’Ile de France.