Opale joue une musique dont la définition pourrait être aussi longue qu’un obscur groupe de métal sacrifié sur l’autel de la hype pour le festival Hellfest et se définissant dans les termes de death-trash-dark-hardcore-black-indus-prog-grind; alors pour faire court on va dire que c’est electro-synth-cold-expé-spectral.

Opale Opale © Photo: Evženie Af

Mais c’est aussi et beaucoup un duo féminin dont la bile noire similaire à Tropic of Cancer se développe tel un plan de scénario à la composition fatale comme une héroïne lynchéenne.

Rocio et Sophia, de par leur jeunesse, s’expriment avec une beauté sauvage contemporaine qui se reflète dans les eaux lourdes et dormantes d’Edgar Allan Poe. « Trans Europ Express » comme dirait Kraftwerk, chez Opale une moitié vient de Belfort et l’autre d’Espagne alors c’est ça, dans cette musique, soit il fait très froid soit il fait trop chaud; une lutte contre la matière atmosphérique.

Extérieur dark: c’est surtout désert et dans cette zone industrielle on se promène seul à la fin de la nuit ou en plein soleil brûlant sur des rails abandonnés; oui, Opale est romantique.

Intérieur nuit: c’est une jeune fille, les cheveux devant les yeux. Elle descend des escaliers elle est en chemise de nuit on ne sait pas si elle est somnambule ou zombie, on a un peu peur: Opale a beaucoup écouté les bandes son de films d’horreur eighties. C’est dangereux et c’est plaisant comme un autre duo: Eros et Thanatos.

Il y a quelque chose de primordial, comme la conscience synesthésique  d’un éther qu’on retrouve dans le morceau « Les ondes magnétiques ». Dans ce tissu de synthés, les nappes aigües font référence à l’analogique, à des instruments participants de la genèse de l’électro tels que les Ondes Martenot.

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