Si la phonétique est parfois trompeuse, surtout en année électorale, il est une chanteuse dont l’univers musical est fondamentalement éloigné du discours mais pas de la méthode. Oh Land n’a pas d’affiches, ni de slogans, mais derrière ce nom se cache un concentré d’électro-pop novateur venu du Danemark.

Oh Land Oh Land ©

De son vrai nom Nanna Øland Fabricius, Oh Land, ancienne danseuse classique, plonge sans honte aucune dans le monde sucré-salé de la pop music, là où les « super girlies » s’appellent Beyoncé, Lily Allen ou autre Katy Perry. Et ce sans oublier en toile de fond l’Islandaise Björk, bohème diva de l’électronique ambiant, et manifestement une source d’inspiration pour l’artiste. Mais au lieu de jouer la surenchère, souvent une option peu profitable, cette Nanna là amène une fraîcheur nordique assez particulière dans le genre.

Oh LAnd – Wolf & I

En 2008, elle sort son premier album, «Fauna», un disque qui connaît le succès essentiellement dans le périmètre danois. En 2011, repérée par des producteurs qui ont notamment collaboré avec Santigold, Emiliana Torrini ou bien encore La Roux, Oh Land joue l’expansion musicale, traverse l’Atlantique en exploratrice, accoste East Cost, rallie la West Coast, mâchant un melting-pot d’influences sans pour autant renier sa personnalité.

Oh LAnd – White Nights

Son second album éponyme ressemble alors à une mosaïque aux notes calibrées avec soin, au confluent d’inspirations oniriques et esthétiques diverses et revendiquées. Il suffit pour cela de visionner les clips « Wolf & I », « White Nights » et « Sun of a Gun » pour d’une part se rendre compte que l’esthétique de la danseuse classique est omniprésente dans l’occupation de l’espace et, d’autre part pour se laisser immerger dans un monde qui par moments projette l’ombre invisible de Lewis Caroll et de son Alice in Wonder (Oh) Land. Dès lors, pour la chanteuse, le futur prend des chemins, sinon de terre promise, du moins de terre d’élection.

Oh LAnd – Sun of a Gun
Oh LAnd – Perfection

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